(C'est bon, t'es grillé, I-gourou, t'as pas honte de cos-play, à ton age ? )
Parce qu'en boxe, comme dans la vie,
Ho ! je suis indestructible, mais fragile, merde.
Et c'est le plus terrible.
T'en crèveras pas, fillette, ça va juste être très très douloureux...
Aïe ! J'ai mal à mon roman ! Le roman arraché, l'incendie au d.d, attaque cérébrale
aux textes accumulés, aux photos, musiques, correspondances, oh ciel ! mon grenier ! La coupure de courant m'a lobotomisé. Ma fiction s'est éteinte quand windows a crashé. Ciel, mon
grenier...
Plein feux sur Feu-Mon-Grand-Non-Amour. Qu'il aille au diable, sucer des queues en enfer. Mon grenier est en flamme, c'était bien le moment de sortir du placard. A chaque clin d'yeux, je vois
l'ombre accrochée à ses reins, mon Roma(i)n mord l'oreiller. Et moi qui mouille des oreillers, à pleurer cette autre fiction qui s'éteint avec sa chasteté.
Et comment faire le deuil de LA chasteté ? Avec elle, s'en va un dernier fin fond
de foi et tous les hommes dans la même cuvette. Ah jeune fille, plus personne ne t'as dit "non", tu les tiens tous par la baguette, n'as-tu jamais rien entendu de plus triste ? Pis qu'un moine,
t'as fait triquer un homo, et personne ne t'a dit "non", jamais.
Quoi ? T'en as pas eu assez ? Des feux qui prennent comme ça sans foyer pour
tes pénates, ça t'impressionne pas plus que ça ? T'es une dure à cuire, hein ? T'en veux toujours plus, c'est ton drame. Mais tu finiras bien par t'en mordre les
doigts.
Ah les salauds ! Fallait s'y attendre, ils s'en sont pris à ma mère. Des fois que j'essaie de sauver les meubles à grand renfort d'eau salée.
Le sel sur un tas de cendres, c'est une mauvaise idée (hein Didon ?). Faudrait voir à vite réviser ma technique du brûlis, parce que là, bien en face, je vois pas autre
chose que le trou noir sous mes fondations parties en fumée.
Ho ! je suis fragile, mais indestructible, merde.
Je vais pas non plus me laisser impressionner par un ménage par le vide de rien du tout, du néant. Le Rien, ça me fait pas
peur.
C'est le printemps, fillette, chaque hiver, tu te dis que c'est le
dernier, tu t'étonnes de la Reverdi, ce que tu peux être bête. Si tu t'abstiens à l'avenir, promis, je t'appelle plus fillette.
(Pour mémoires, influences : vodka, clopes, CéCil
et échanges de fluides avec Blondie Plastic Soul's whore)
Je liarde trop goutte. Je me lie pas prou.
Et de satiété de lie, je finirais mariée ou pendue.
*claque la langue* T'aimerais bien...
Non mais oui.
Qui n'a jamais rêvé d'une rock mort noyée dans sa bile ?
D'une, donc, je constate : je condense, j'atroce, je
marine dans le circuit sisyphéen, je file 3 idées l'une :
j'ai l'angoisse de dire trop peu trop long ; je dis trop long trop
peu.
Je boitille d'avoir pas assez de pieds pour densifier.
La coupe, c'est par faiblesse. J'ai peur de trop caresser l'idée du texte.
Comme pour mes cheveux.
A l'instar des amazones, je taille dans mes tifs. Sauf que c'est pas pour mieux tirer.
C'est pour être moins attirante.
*claque la langue* T'aimerais bien...
Nan, c'est un fait. J'en ai ma claque des cris d'amours, qu'on m'hume la crinière, qu'on aille chercher ma nuque où c'est fragile pour y planter les crocs.
La nuque à poil, ça dissuade. C'est paradoxe mais ça marche comme ça.
Oui mais non.
Mes yeuks, la castration !
Résolument conasse.
Ellipse pour en louve louvoyer.
Mais entre deux mots, je dirais poliment tout haut :
Fous-toi de moi, fous-en toi, fous-moi : j'en ai rien a foutre.
Va te faire foutre !
*claque la langue* T'aimerais bien...
Ta gueule ! Sans offense et en toute amitié.
A me palabrer, me fabuler, me faire affectivement chanter et pétrir le sein gauche,
mon sein gauche douloureusement enflé,
j'en avais presque perdu la trace du centre de gravité.
L'auteure désormais se réserve un droit sans réserve.
Et si dans mon orgueil, je me vexe que l'(h)éros de la semaine passé,
inconstant ou vexé,
vienne me donner sa façon de morale ; chaque semaine,
consciencieusement, me prouve
que le monde est assez large d'épaule
en prétendants pour me sauver.
*toc toc TOC*
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