Tout le monde s'en fouT

Samedi 4 juillet 2009


Fini les 5-4-3-2-1 jours de Miroirs. Rien à ajouter.
Comme dit François : Vivement dimanche !

Par mezzaLunaSainte-Simone
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Jeudi 2 juillet 2009

(Un truc bien avec Kubrick, c'est que ça peut aussi se passer de commentaire)


En réponse à je ne sais quel message envoyé sur la fin très titubante de ma nuit ( inhabituelle censure de mon Haïde : plus de trace ), F. m'a texté, ce matin, avant d'embarquer. Procès public et contumace.
Rien d'amer, il me semble, je l'imagine mal siffloter c'est criminel ce que tu fais, mais j'en perds pas une miette, allez, à dimanche ! Mais au moment ou je renonçais à le mailer pour m'en assurer, j'ai bifurqué sur les jugements de Salomon.
Puis La vérité, toute la vérité... Le sage rigole doucement.
Troisième jour, je peux retourner ça dans tout les sens, chercher la vérité, mettre la lumière sur toute cette sombre affaire de crime passionnel, je n'en serais pas moins face à faire le choix de Sophie.
Bref, j'arrête avec les euphémismes. [Laughing]
Mettons délit, y'a pas tragédie.
Et puis Héautontimorouménos.

Pourquoi en public, alors ? Pourquoi publier ? Je n'ai pas répondu. A l'évidence, oui : écrire. Mais pourquoi à voix haute ?
Parce qu'alors même que j'avais trouvé ma voix, alors même que je commençais de chanter, il a fallu que je tombe sur sa bouche.


Ca ne pourra jamais marcher entre nous, si tu perds pas rapidement cette habitude de lire au lit.
Quand je ne suis pas excessivement sous influence, je ne peux pas m'endormir sans lire. Et encore, même ivre de fatigue, ou de ce qu'on voudra, j'attrape presque toujours le premier volume me tombant sous la main pour le serrer contre moi, en sorte d'attrape-rêve. Brio, dont la jalousie clinique s'étendait même à la chaise sur laquelle j'étais assise, redoutait mes livres plus que tout. Tout ces morts, à qui je faisais l'amour, juste à côté de lui. Les livres, donc. A lire, ou à écrire, tout un plessis dont il était exclu. Et cette question ne pourrait pas toujours se régler par mordre nuque gauche-arracher PetitBateau. Il y aura toujours un livre entre nous, ajoutait-il (en même temps, y'a jamais eu de nous, faudra que je lui explique un jour, là, je sens déjà trop qu'il est encore bien parti pour me prendre la tête, pour m'attaquer à ça, de surcroit). Effectivement, à choisir, quand je l'aurais aimé, j'aurais, sans hésiter, plutôt perdu l'habitude de lui.
Pourtant, entre deux " je ", un livre peut être un beau trait-d'union.
Tom et moi, nous faisions la lecture. L'un s'endormait rapidement, puis l'autre pouvait lire tout son soûl.
Et il est arrivé qu'F. et moi, on se lecture, à haute voix, chacun sa page, son tour, avant d'éteindre la lumière. Qu'on se lise nos propres mots, même.
Nos propres mots, ou, tour à tour, ses mots à lui, mes mots à moi ?  Nos mots ne se mélangent-il pas ? Deux auteurs, qui se mélangent, n'y perdent pas leur graphie ? Ca commence à drôlement sentir la partoche à 4 mains.

Il y a un mois, j'écrivais un peu F. à Anaïs.
Je lui disais, c'est drôle, rappelle-toi, je me tapais toujours des artistes, des musiciens, bref, des branleurs égoïstes, en étant une un peu moi-même, c'est parfait, ça n'engage à rien. Que j'ai toujours préféré les geeks, les telluriques, les physiciens, pieds prise de terre au sol, pour pas griller quand mes eaux changent de phase, me gardant bien de m'y mélanger, de crainte d'y voir pousser quelque chose d'autre qu'une franche amitié.
Face au mur d'incompréhension de mes contemporains, je devais me contenter d'apprécier seule mes jeux de mots sur d'obscurs vers de Virgile, argoter aussi parce que j'étais lasse de voir béer ou bailler les bouches, tourner les dos, lorsque mon jargon saussurien, mon gradus rhétorique, m'échappe malgré moi, qu'il fallait alors vite reprendre un autre verre et placer le mot cul, tout en ravalant un arrière-goût - injuste, soyons réaliste - de dédain.
Autour d'un café, matin, on jonglait la prosodie d'un auteur ou d'un autre, F. a dit labio-dentale, j'ai manqué le violer.
Bordel, je me pique pourtant
pas d'être tant que ça une intellectuelle du cul, mais quand on trique des mots, l'effet que ça peut faire la langue qui claque sur les dents d'un beau littérateur qui sent bon le Terre d'Hermès !
"Hermès", gardien des routes et du langage, ça lui va bien, et moi qui porte Chance, comme ça se non-marie bien, lui concluais-je alors.

Trop bien ? J'ai l'égoïsme, ma voix qui se trouve, ne veut pas perdre sa propre prose, qui regrettent un peu qu'il n'ait finalement pas choisi plutôt math sup'.
Et ce trait-d'union du livre comme une épée entre lui et moi - pour ne pas dire nous.

Pourtant, en y regardant encore, je vois bien l'originalité que conservent respectivement nos notes, même lorsqu'on chante la même chose. Qu'il n'y pas de fatalité à ce que se mélange juste un peu les souffles - entre deux baisers - pas nécessairement de noeud gorgien qui ne cesserait pas de t'étouffer après.

Igor, dirait sans doute qu'il faut se laisser le temps du choc amoureux (T.M Tourgueniev), ne pas céder à la panique - de la confusion, que chacun retrouve vite sa propre place.
Moi, j'y connais rien, j'ai toujours eu la névrose nécrologique, quand je flippe, j'euthanasie.
Mais à cette heure, j'avoue, j'ai bien envie de vérifier si l'I-gourou a raison, sur ce coup.

(C'est bon, t'es grillé, I-gourou, t'as pas honte de cos-play, à ton age ? )
Par mezzaLunaSainte-Simone
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Mardi 30 juin 2009


ou Excusez moi, docteur, je fol'amour, comment faire pour apprendre à arrêter de s'en faire et à aimer... ou pas.

5 jours pour consulter, la main, encore, sur le bouton rouge, et pourquoi encore ?
Pourquoi publier ça ? S'offrir à voix haute, 5 jours de suite, 1h d'écriture, de réflexion compulsive ?
Pour ne pas l'avoir sans cesse en migraine dans la tête.
Pour me soulager. Panser un peu le mâle qui me ronge.
Pour avoir la paix, le reste du jour. Lui donner une couleur. Et parce qu'étrangement, aussi, j'ai le jour en paix.
Le monde m'a toujours semblé refléter mon humeur. Et parfois, par accident, en intolérable contraste avec elle.
Aujourd'hui, le monde est d'une indifférence que je lui ai peu connu. Les rues transpirent, les gens gondolent de l'asphalte, granulent de bitume sans Vide, mais huileux, font leur chemin plutôt de que vers Rome et se la vis-ma-vie, tranquillement, comme si de rien. Ou vont-il, s'ils ne vont plus à Rome, hein, ou vont-ils ? ( Merdique calembour - fiente de l'esprit qui vole, comme dit Victor - souvenir d'un cours de civi : Pouvez-vous nous dire, mademoiz'L-,qui-révassez, ce que voulait dire ce Romain ? Mademoiz'L-, alors ? La Captatio Benevolentia de ce Romain vous parle ? Sueurs froides - on lit dans mes pensées ? - tout le cours à claquer des dents, mais quel idiot de nom, à la fin, c'est décidé, l'année prochaine, j'arrête la civi et le latin...) Comme si le Monde avait oublié quelque chose, qui , pourtant, irait de soi, ou d'un autre. Le monde fait de la double-pensée. Sans répit. Sans regret. Juste comme d'habitude, sans faire semblant.
Le monde, ou pour prendre un exemple synecdotique, moi, vient de quitter F. Mais comme moi, et le monde, sommes de sacrés lieux communs, nous appelons ça faire une pause. De 5 jours précisément. Une pute ( ou guillemet-journaliste-guillemet ), que j'ai connue, dirait faire un break, mais comme moi et le monde ne sommes pas non plus de belles salopes hypocrites qui veulent cacher une banale envie de baiser à côté de la parenthèse non-conjugale, on ne le dit pas comme ça - en plus, c'est terriblement vulgaire, le monde, peut-être, n'en fait pas grand cas, mais ici, l'état du Monde, c'est moi, et il a toujours raison.
Et sa raison ? Bonne question, c'est part du problème. On y reviendra peut-être ou
- expression irrésistible - sans doute.
Une non-séparation, donc, pour être précise. Avec échéance.
Pas une nouvelle rupture d'enivrisme du soir, givrée de trop mon soûl, fondant dans un trou de mémoire pendant la nuit, dissout au réveil quand j'ai tout oublié de l'avant que l'alcool ne m'assomme où je jurais tous mes saints que je préfèrerais pour tout au monde m'endormir, n'importe-ou-n'importe-qui, que d'avec lui, dissout quand j'ouvre les yeux et que je ne suis pas surprise de le trouver là, languissante, captivée par la promesse à demie dans l'oreiller d'un jour taché de rousseur, d'écorce, cerné de lavande et de lilas, dépigmenté ici et des grains surprise qu'il a, là, là et là et -sourire- tiens ! aussi.  
Pas une nouvelle fracture au sein gauche, infarctus du myocarde absent, imbibée seulement jusqu'aux oreilles, en thrombose, éclatant d'avoir serré la mâchoire sur un truc bête, quelque chose d'anodin qui serre la poitrine, mais qu'un coup de défibrillateur calme ou, le plus souvent, se siphonne seul dès que, descente du niveau de l'alcool, bonde soulevée au fond du grand bain de la mer, je consens, je suis d'état à l'écouter à nouveau.
Pas une auto-médicamentation en douce, en lubie et en coué j'efface-j'efface-son-numéro (ah! ces 3 heures de terrasse, en poche, le bouquin d'S.C et Le Chameau à faire signer pour CarRo, ou j'ai, lentement, entré son numéro dans mon répertoire. Ou je me suis répétée, avec délectation, j'entre-j'entre son numéro. Ou je l'ai répété à Philippe, après, j'ai entré-antré-
entends-tu ? son numéro dans mon répertoire. Philippe souriait, je lui disais badaboum, je connaissais déjà le(s) sien(s), on souriait, je lui ai dit, surtout, tu ne dis rien, et il a, évidement, tout dit, tout répété. Badaboum ! Ton numéro, dans Son répertoire. Ah-Ah. Des coups de tonnerres à l'air de rien. Et lui de me dire, quelque jours plus tard, c'est drôle, rire clochette, les gens aiment me parler de toi. Et j'ai rougis de loin, et j'en rougis encore. Badaboum, ça t'en bouche un coin.)
Pas en lubie, en douce, en coué je suis malade-c'est-une-maladie, j'ai l'affection qui gagne et je me laisserais pas faire, on se contamine, je me perds.
Pas...
Pas.
Plutôt un Siouplé Garçon ! un café très serré, l'addition de tout cela.
Plutôt...(asthme Célinien), j'exposerais plutôt ça demain.


Par mezzaLunaSainte-Simone
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Lundi 25 mai 2009


"Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage"
- surement quelqu'un avant Poquelin -

Le plastique, c'est fantastique !
- surement tout un tas d'un après Carothers -



En préliminaire, histoire de pas te la faire à l'envers, petit rappel à la grecque.
Le grec, enroulé tranquillement de lin couleur candide, quand il ne lorgnait pas sur les nouvelles sandales de son voisin d'agora en échangeant les ragots des dernières dionysies, à la vlà-comme-j'te-cause, nous moussakait de petits mots tout chauds.
Exemple : le mot plastique (qui nous donna emplâtre) qui signifie littéralement " étendre une couche fine ". Et alors, c'est un bizarre hasard, j'avais justement envie d'étendre quelques couches, sans promettre qu'elles soient fines, sur le, la, les plastique(s).
Parce que quand certaines caboches creuses ont une idée en tête, elles s'en remplissent si bien qu'elles auraient bien du mal à les avoir ailleurs. Et quand ma caboche creuse a une idée en tête, elle la partage pour ne pas la laisser s'y ennuyer toute seule.
Des futilités encore, de la pacotille, du totalement frivole, voire du complètement superflu.


Précaution prise, rentrons directement dans le lard du sujet. Les arts, même, au pluriel, les plastiques, qu'on dit contemporains.
D'abord, le contemporain version Palace Du Toc, ou ailleurs où l'on ne va que pour boire gratos avec des gens en plastoc. Le contemporain, à mon image ou celle de mes marottes pas toujours très subtiles, souvent stériles mais du genre féconds, où l'on s'épanche avec force de clinquant et d'alcool.
Si on veut faire un raccourci de salon mondain, un peu de provoc, tout en se gargarisant sur le dos d'une toute petite bonne idée voire d'une fausse bonne idée, c'est quoi donc et ça marche comment ? Ben c'est à peu près ça et à peu près comme ça, en fait :
Des raccourcis faciles, de la provoc étriquée, une blague qu'on prend au serieux ou une bonne idée prise à la blague, souvent pas grand chose, mais un pas grand chose surréférencé, qui s'applique à n'être compréhensible qu'avec les link associés à l'ouvrage, par une toute petite élite d'initiés ou qui font bien semblant - ce qui est assez facile passé le 3ème verre et pour n'importe quel sophiste débutant.
L'art contemporain est un art à concept, un art livret à reproduire avec sa notice explicative, et celui qui prétend ne pas l'être, qu'on ne s'y trompe pas, c'est juste qu'il ne dit rien du tout ou n'importe quoi, et à mauvais escient. Un art à concept donc, dont tout le concept tient dans cette tautologie. Et dans celle du contemporain, vivant s'entend, et de préférence cotoyé de près. Puisque ce contemporain-là est aussi un art qui tutoie et se tutoie, qu'on appelle par son prénom - aussi faux qu'un verre de cantine en pyrex - comme une hôtesse de bar.

" Ca va, toi ? Cool que tu sois passé, t'en penses quoi jusqu'ici ? "  Allez, tu vas pas nous la faire, on sait bien que si tu te permets, c'est que t'as gardé la première pierre pour tes petits ronds dans l'eau.
Clairement, catégorie hôtesse de bar, dès qu'il est question de boire à l'oeil, je suis pas la dernière à me poser là. La vie coûte cher, on s'épargne pas mal de gène avec une petite couche de plastique lubrifiée au libéralisme de ceux-là.

Alors, en prenant une petite gorgée à la paille de mon oeil, j'ai trouvé le concept de ce que j'ai toujours fait ici : de la Littérature Plastique, avec des majuscules-voir-définition-plus-haut.
Sauf que bon, j'ai ce roman que je vais bientôt me remettre à récrire et ça me trotte un peu, comment l'entreprendre, ce roman deuxpointzéro. Je me dis comme ça qu'il devrait y avoir rien de plus facile que de l'écrire musicalement, d'y mettre des images, de faire des descriptions cinématographiques et quelques clichés, dessiner quelques petites bulles pour mes sémaphores et autre figures de styles ou je garderais le tu et les longs monologues du cul pour le racolage facile. Je me suis même déjà taggée une signature de plume dégoulinante de tape-à-l'oeil.
A cela près que j'ai aussi quelques prétentions à la con, que tant qu'à y aller, j'en voudrais un peu plus. Ou un peu moins. Qu'il existe bel et bien une bonne manière - italique pour pour ma dichotomie, de faire du Plastique et du Contemporain. Que l'on peut s'attaquer à la représentation, à ce quelque chose infime de l'âme du quotidien, qu'on tente de mettre à nu pour le rendre plus lisible, plus visible, plus tape-à-l'oeil mais pas bidon. De la vanité pas si vaine au fond, qui ajoute brillamment la valeur de son travail plastique au matériel de base bon marché. Il est des ces bombes d'expression qui n'explose pas sans plastique. On peut calligraphier à la mélamine, pourquoi pas, un truc utile autant que dispensable, aseptique sans être aseptisé.

C'est bon, c'est bon, on a pigé, tu veux faire du beau vain, du vain beau, avec quelque chose en plus ou quelque chose en moins, être une auteure plastique mais pas une écrivaine !  
Ouaih - et en passant, je t'emmerde à me claquer mes portes ouvertes à la face, je veux faire ça parce qu'ainsi va le monde, qui ne fut ou ne sera jamais plus si vain, si beau, ou peut-être qu'il le fut, ou le sera, mais je m'en branle parce que je l'ai pas connu et qu'il crèvera avec moi.

Le monde crèvera avec ma plastique et quitte à ne laisser au monde déjà agonisant que ces fruits-là, autant qu'ils soient à mon image.
Ma plasticité s'en branle bien du monde, de s'exposer ou de t'exploser au visage, elle a la responsabilité qui s'arrête a sa seule surface. Elle assume tous ses virages et ses faux airs d'autoroute, elle s'en est toujours branlée -  pire ! elle en a toujours rien eu à foutre qu'on la croit en plastoc. C'est à peine si ça l'amuse encore que ceux qui ne l'ont vu que plastiquement saoule s'étonnent à lecture plus attentive, qu'elle soit pas juste jolie à regarder et puisse avoir une notice quelque part.
Alors à quoi bon le notifier ? Puisque le monde crève déjà bien salement sans ma plastique et que moi je me porte plutôt bien sans l'assentiment de ceux qui me croit en toc, hein, à quoi bon ?
A quoi bon s'exposer tout court si on se fout royal de l'impact qu'on a sur les autres ?
Qu'on est déjà bien trop acrophobe devant la certitude de son propre vide, de sa propre profondeur, du vide qui nous séparent des autres, des autres qui sont tous des gouffres, et en même temps de si grands, de si inqualifiables, de si intolérables néants ?
A quoi bon quand on voudrait  bien souvent
rester à leur surface, se tenir bien au bord de sa superficialité, en gardant bien pour soi ses propres infinis, et bien loin la possibilité même de leur inexistence ?
Cogito ergo j'ai rien à prouver.


Bon, avant que ça se mette à l'ouvrir encore, style alors pourquoi tu te peins la gueule ou ça cache de sombres desseins, je vais la faire pvc et pas pvc et la cracher ma pilule de lobbyiste, qui me titille le diaphragme ou la luette et qui me rend si féconde à régurgiter encore sur mon concept tout neuf.
Apagogie donc (traduction du grec à sandales entre deux ragots et une part de moussaka : démonstration par l'absurde de mon propos)  :
On peut faire ou pas du bon avec du plastoc ; c'est tout un art d'en faire du bon et d'être bonne sous couvert de plastoc ; inutile donc d'en rajouter une couche.
CQFD.

Par mezzaLunaSainte-Simone
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Lundi 11 mai 2009


5 jours non-stop de muffées de toutes sortes pré-post wedding, avec une bien belle bande de pourceaux au complet :
Ca fait hachement plaisir. Ca fait hachement mal.
J'essaye de tenir la demi-promesse faite à mon corps défendant de me mettre cte semaine un peu à la pissette. " Ca suffit les conneries ". 



Je vis, je meurs : je me brûle et me noie,
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure,
J'ai grands ennuis entremélés de joie
.

- Labélouise -


Qu'ils étaient beaux, mes hommes en costo, tous trop bien sapés.
Et si chassieuses, ces nénettes, qu'ils laissent se pendre à leurs cous.
Qu'il était beau, l'air, que nous chantaient les mariés.
Et si terrible, ce craquement, premier domino de la chaîne des cordes aux cous.


Comme tout ce que je pratique peu, le mariage est chose sacré. La célébration d'une promesse, se faire loup pour l'homme ou l'élue. L'espace clos, restrictif, d'une promesse de constance pour ses rejetons face à l'entropie hors de cet anneau. Très bien !
- comme, en même temps, très peu pour moi. Je suis inconstante et je veux pas de mômes, c'est surtout ça. Comme je sais pas les tenir, je fais pas de promesses, respecte peu ou plus qui les tient pas, c'est surtout ça. Pasque je suis à la fois fidèle et claustro, que j'adore l'idée du mari, pas celles de leur femme - qui, derrière la tête, en ont toujours plusieurs. Que quand ils auront tous été fonder leur propre meute, j'aurais pas l'air fine enfermée dehors. Qu'aux yeux de ses maitresses-queues, je serais toujours l'hypothétique maitresse. Que c'est même pas que je sois jalouse, que c'est vraiment et juste que je peux surtout pas piffrer les vagins.

Franchement, le mariage, même une sociopathe gère. Mais putain ! par dessus tout, les grisettes, les vaginées à la chair blanche mince, fragile, sans odeur, ni saveur, je peux pas. C'est ça, surtout. Toutes, elles m'énervent. Moi, la première et le mien en premier.

D'ailleurs, le mien, je l'appelle bas-ventre, pasque ç'est plus viril et qu'à absence de coeur, j'aime à me dire que j'ai l'organe qui bat plus bas. Une coquetterie du vagin.
Presque ce matin, avec Romain, sa fascination pour l'immonde, on s'amusait à se coller des sueurs froides autour d'un joint et de notre vaginophobie réciproque. Le sexe féminin, ses mots et ses maux, ses humeurs, ses hystéries. De la focalisation désinhibée des femmes enceintes sur leur utérus, de la béante vaginisation des mères, de celles qu'acceptent jamais que t'en soit sorti, de celles qui - fortes de l'universalité de leur statut de génitrice - se permettent de te jeter leur placenta au visage, de ces connes de feministes qui s'le refendent de monologues. Pis comme je poussais la synecdoque, lui de me rappeller mon petit refrain, celui de " mon côté macho ". J'y répond que ça, c'est de l'ironie, qu'il sait bien, j'espère, que je suis surtout gynéphobe - pasque misogyne, c'est l'apanage des vrais hommes ou du glaviot de féministe.  

Les vagins sur pattes me foutent les tchocs, les filles-filles me dégoutent, ce doublet d'X me condamne à l'écoeurement. Généralement, ce qui m'emmerde le plus chez un homme - c'est facile - c'est toujours sa meuf.

Et celles de mes vieux potes sont de vrais festivals de la moule. Des mournoutes royales. Du genre qui se la pètent, des vagina dentata de la plus belle espèce, des castratrices à carré d'X. Et des vindicatives, le vagin en tapette-à-souris pour claquer d'la queue d'chatte qui coqueterait trop près de leur mec.
Des qui crient au vulgaire quand tu rotes, au grossier de ton vocabulaire, des qui, dans 1000 ans de fait, auront toujours surtout rien capté à leur toute grasse-propre vulgarité, à la grande classe de leur grossièreté crasse. De bonnes bourgeoises à l'horloge bio qui joue tac-tic. Des qu'oublient en traîte l'heure de leur pilule.
Des qui ont la solidarité feminine opportuniste, toujours prête à s'unir contre une 3ème, à se planter des coups bas dans la vulve dès que c'est l'heure du lancer-de-bouquet.
Des qui, c'est bon, te voient trop arriver, projettent sur toi l'urine de leurs sales manies. Des qui se piquent d'écrire et osent te faire précieusement la leçon alors qu'elles griffent avec d'outrancières manicures tout juste de mauvais vers. Des célimènes ridicules à te rendre misanthrope.
Des pseudo-chaudes avant l'hyménée, de vraies frigides après.
De vraies morues, de vrais vagins, de vrais clichés.

Et tout comme j'arrive pas à décrocher que ma meuf est aussi une coquette, ce qui, chez ma meuf, m'emmerde le plus, c'est surtout sa copine.

Réserve de terminologie pour désigner F., je dis " ma meuf ". Merde ! c'est qu'elle sait pourtant bien, la chatte échaudée, qu'elle devrait craindre les androgynes comme l'eau froide en tout particulier, avec leurs manières de te blouser à la tiède, de te réveiller le chauffe-eau, de te refroidir quand tu t'enflammes, de te révéler que t'es quand même un peu une meuf à t'en refroidir aussitôt. Qu'tu peux être un vrai cliché de vagin, comme les meufs de tes potes, quand tu veux bien t'y mettre. Que même une mocheté qui lui sourit, tu voudrais l'égorger.
Que s'il te demande sans cesse à quoi tu penses ? , la réponse c'est en ce moment, beaucoup trop à toi, qu'il le sait, qu'il le sait très bien alors que toi, t'en es encore, pour une fois, à te demander si, parfois, il pense à toi, aussi. Qu'aussi, avec ta paire de yeuks, tu les lopettes et plus vite que ça. Et qu'autant, pour vrai, tu connais peu de mecs qui préfèreraient pas un pote à qui tu peux tâter les miches, de guerre des sexes un peu lasse, toi, t'as toujours plus la tringle pour les gonzesses qui ont une bite, des qui minaudent de la queue comme de vraies chattes.

Peut-être faute de copine avec des couilles. Une mauvais genre comme Anaïs qui se les chauffent aux Caraïbes, ou comme Alice, à qui j'ai enfin filé mon numéro. Qui doit tantôt très vite me raconter à chaud pourquoi elle a forcément bien fait de quitter son beau fritz.

Alice - au prénom qui me plait tant - qui m'handicapait des 2 lobes. Pasqu'à chaud et à froid, on se ressemble bien bellement, que les 2 chattes, sous tempérance de même totem, se regardaient en louves de fusil. Parce qu'elle sait tellement - tout aussi bien que moi  - rouler des mécaniques comme un mec, campée sur des escarpins. L'Alice, avec qui, un soir, je me suis battue, comme bonhommes, les hommes qui nous retenaient. L'Alice, que j'appelais mon succés-damné, tellement que je l'avais blase et mauvaise quand elle cherchait sa place et qu'eux aussi ont voulu me faire comprendre que j'étais remplaçable. Que je lui cédais la mienne, avec presque pitié - et qu'elle s'en sort trop bien. Une Alice, qu'est pas une fille que tu vois à défaut d'un homme, plutôt l'inverse, ce qui tombe bien, quand tu veux plus trop voir les tiens.


Un peu grotesques - comme aime abondamment à le placer M.Guy, mes histoires de vagins, de leurs bouffées de chaleurs en frissons de ménopausée ?
Peut-être.
Un peu grotesques, ces histoires de grandes promesses qu'on fera jamais pour mieux les respecter, de frileuses qu'on voudrait entendre, quand on tient pas les siennes, mais qu'on est pleine de promesses quand même pasqu'on se prend non plus pour n'importe qui ?
Oui, peut-être. Peut-être bien.




Par mezzaLunaSainte-Simone
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Mardi 14 avril 2009


"Les petits gestes ont beaucoup d'importance, ils reflètent un caractère entier."


Je suis peut-être quinteuse comme une vieille mule, mais je suis pas braque.
J'ai encore un peu de raison. Entre deux caprices.


Bien sûr, on va dire que je fais toute une histoire d'un rien. Qu'on s'habitue à tout. Qu'un rien m'étonne.
Sauf que l'air de rien, c'est quand même quelque chose. Quand on s'avance à découvert, ça vous colle de ces frissons. Le fond de l'air de rien doit être frais. Quelque chose comme ça. Et il y a de ces suspensions, de ces absences qui vous plombent plus qu'une balle dans le ciboulot. Qu'un petit rien, ça vous rhabille en plein hiver. Et que mine de, un rien peut faire la différence entre un caprice et une belle histoire.

Je remets un peu le couvert pour le jeu de mot facile et parce qu'il faut bien l'avouer, j'oublie jamais rien. Parfois, je regarde ailleurs, c'est tout. Parfois, j'ai juste la mémoire en point de fuite. Des détails en angle mort. Jusqu'à ce que ça me crève les yeux. Si j'ai l'indulgence de tout, j'ai des caprices pour rien. Et la tragédie minuscule.
Et hier, justement, je l'ai vu, ce couteau au milieu des fourchettes. Et je me suis souvenue de cette excellente série de court-métrages dont celui-ci est l'un plus fameux.

Alors bon, je ne suis pas totalement délirante, faut pas croire.
Je conçois parfaitement que tout le monde ne trouve pas intolérable la confiture qui tutoie la rillette ou que moutarde en grain et à l'ancienne ne soient pas sur le même plateau. Pour moi, séparer les laitages et coller deux côtes d'agneaux entre le fromage et les yahourts, c'est le lévithique domestique, l'abomination,  mais je suis pas prosélyte du frigo, je suis tolérante du placard. Je repasse derrière Tom avec une patience à la hauteur de ma bigoterie.
Même, je ferme les yeux sur son obsession - c'est presque du vice, à ce niveau - à ne pas mettre le beurre dans la cache prévue à cet effet. Il y a une cache, c'est pas rien, ça encore. Elle est pas là pour rien, pour satisfaire le caprice et le salaire des ergonomes. Mais peut-être que c'est personnel, ou - je sais pas - politique. Il a peut-être quelque chose contre eux, à refuser comme ça de reconnaitre leur génie. Moi, j'ai une dent contre les météorologues. Chacun ses charlatans, chacun ses fanatismes. Je peux encore passer outre cette lubie.

Mais enfin, tout de même, quelqu'un de sain d'esprit ne peut pas jeter les couverts comme ça avec désinvolture dans l'égouttoir sans être instantanément saisi d'épouvante devant l'horreur de son geste.

Or donc, je dissertais avec lui (un brin méfiante quand même, parce qu'il ne voyait même pas en quoi c'était un signe évident d'aliénation mentale, et quand on en est là, m'est avis,  un rien suffit pour qu'on soit pris d'un coup de folie, qu'on réduise à rien sa colocataire sur une toquade) et je me suis aperçue que depuis un an, c'est la première fois que ça me sautait aux yeux, que ça m'explosait au visage. La bombe artisanale des couverts faisait tictac à couvert, juste là et je n'avais rien entendu, rien vu. Et je quintais comme une vieille mule dont on a ôté les œillères.

Quelle paille dans mon œil avait pu m'empêcher de voir arriver le coup du couteau au milieu des fourchettes ? Comment ce rien avait pu m'échapper ? Quel changement de cap avait pu m'inspirer cette vision ?

Pour un rien, je venais de décider de réduire une histoire à néant. Pour deux riens, à tout dire, qui voulaient dire beaucoup. Parce qu'un rien, ça va mais que trois fois rien ça fait trop de dégâts.
Un train à prendre. Un bouquin à finir. Deux petits riens qui m'avaient mis dans tous mes états.
Parce que quelqu'un qui a d'autres trains à fouetter et vous préfère la fin d'un bouquin doit pas avoir grand chose à faire de vous. Qu'il se soucie de vous comme d'une vulgaire fourchette, de n'importe quel couteau. Et qu'on ne peut pas faire confiance à quelqu'un qui ne voit pas un couteau au milieu des fourchettes.


Je suis peut-être quinteuse comme une vieille mule, mais je suis pas braque.
J'ai encore un peu de raison. Je peux pas laisser ce couteau au milieu de mes fourchettes.


Par mezzaLunaSainte-Simone
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Mardi 31 mars 2009
Parce qu'en boxe, comme dans la vie,
"ce qui compte c est pas la force des coups que tu donnes
mais le nombre de coups que tu encaisses et quand meme tu continues à avancer".
Morale ultime de Rocky.


Black out sur le disque dur - ma mémoire morte avait crashé et il fallait bien se rendre à l'évidence : "plus rien ne me ret[enait] ici".
Pas sur terre, mais dans cette ville, que j'aimais tant. Pour la première fois, je songeais à fuir, fuir très loin. Accepter la défaite.
Après tout, depuis un an, j'avais tout perdu. Graduellement peut-être mais, parfois, on ne se sent plus les épaules à relativiser : "Einstein etc". Et justement, je le voyais arriver gros maison le seuil critique à l'horizon des événements, ma gravité qui allait s'écroulant l'air de rien sur elle-même. Ma bonne étoile disparue à perte de vue, hors limite et moi-même, mollement, j'assistais au spectacle. La séduction de la chute, le vertige, la lumière des phares...
Des années, on fantasme sur le "plus rien à perdre", sur la liberté, et ça vous fonce dessus, et étrangement, vous n'avez pas le coeur à rire. Vraiment, c'est bête.

Ho ! je suis indestructible, mais fragile, merde.
Et c'est le plus terrible.
T'en crèveras pas, fillette, ça va juste être très très douloureux...


Aïe ! J'ai mal à mon roman ! Le roman arraché, l'incendie au d.d, attaque cérébrale aux textes accumulés, aux photos, musiques, correspondances, oh ciel ! mon grenier ! La coupure de courant m'a lobotomisé. Ma fiction s'est éteinte quand windows a crashé. Ciel, mon grenier...
Plein feux sur Feu-Mon-Grand-Non-Amour. Qu'il aille au diable, sucer des queues en enfer. Mon grenier est en flamme, c'était bien le moment de sortir du placard. A chaque clin d'yeux, je vois l'ombre accrochée à ses reins, mon Roma(i)n mord l'oreiller. Et moi qui mouille des oreillers, à pleurer cette autre fiction qui s'éteint avec sa chasteté.

Et comment faire le deuil de LA chasteté ? Avec elle, s'en va un dernier fin fond de foi et tous les hommes dans la même cuvette. Ah jeune fille, plus personne ne t'as dit "non", tu les tiens tous par la baguette, n'as-tu jamais rien entendu de plus triste ? Pis qu'un moine, t'as fait triquer un homo, et personne ne t'a dit "non", jamais.


Quoi ? T'en as pas eu assez ? Des feux qui prennent comme ça sans foyer pour tes pénates, ça t'impressionne pas plus que ça ? T'es une dure à cuire, hein ? T'en veux toujours plus, c'est ton drame. Mais tu finiras bien par t'en mordre les doigts.


Ah les salauds ! Fallait s'y attendre, ils s'en sont pris à ma mère. Des fois que j'essaie de sauver les meubles à grand renfort d'eau salée.

Le sel sur un tas de cendres, c'est une mauvaise idée (hein Didon ?). Faudrait voir à vite réviser ma technique du brûlis, parce que là, bien en face, je vois pas autre chose que le trou noir sous mes fondations parties en fumée.


Ho ! je suis fragile, mais indestructible, merde.
Je vais pas non plus me laisser impressionner par un ménage par le vide de rien du tout, du néant. Le Rien, ça me fait pas peur.
C'est le printemps, fillette, chaque hiver, tu te dis que c'est le dernier, tu t'étonnes de la Reverdi, ce que tu peux être bête. Si tu t'abstiens à l'avenir, promis, je t'appelle plus fillette.




Par mezzaLunaSainte-Simone
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Lundi 29 septembre 2008

(Pour mémoires, influences : vodka, clopes, CéCil
et échanges de fluides avec Blondie Plastic Soul's whore)


Je liarde trop goutte. Je me lie pas prou.
Et de satiété de lie, je finirais mariée ou pendue.

*claque la langue*  T'aimerais bien...

Non mais oui.

Qui n'a jamais rêvé d'une rock mort noyée dans sa bile ?


Méthode, méthode.
Résolution number one.

D'une, donc, je constate : je condense, j'atroce, je marine dans le circuit sisyphéen, je file 3 idées l'une :

j'ai l'angoisse de dire trop peu trop long ; je dis trop long trop peu.
Je boitille d'avoir pas assez de pieds pour densifier.
La coupe, c'est par faiblesse. J'ai peur de trop caresser l'idée du texte.
Comme pour mes cheveux.
A l'instar des amazones, je taille dans mes tifs. Sauf que c'est pas pour mieux tirer.
C'est pour être moins attirante.

*claque la langue*  T'aimerais bien...

Nan, c'est un fait. J'en ai ma claque des cris d'amours, qu'on m'hume la crinière, qu'on aille chercher ma nuque où c'est fragile pour y planter les crocs.
La nuque à poil, ça dissuade. C'est paradoxe mais ça marche comme ça.

Oui mais non.

Mes yeuks, la castration !

Résolution numéro deux.

Résolument conasse.
Ellipse pour en louve louvoyer.
Mais entre deux mots, je dirais poliment tout haut :
Fous-toi de moi, fous-en toi, fous-moi : j'en ai rien a foutre.
Va te faire foutre !
*claque la langue*  T'aimerais bien...
Ta gueule ! Sans offense et en toute amitié.
A me palabrer, me fabuler, me faire affectivement chanter et pétrir le sein gauche,

mon sein gauche douloureusement enflé,

j'en avais presque perdu la trace du centre de gravité. 
L'auteure désormais se réserve un droit sans réserve.


Et si dans mon orgueil, je me vexe que l'(h)éros de la semaine passé,
inconstant ou vexé,
vienne me donner sa façon de morale ; chaque semaine,
consciencieusement, me prouve
que le monde est assez large d'épaule
en prétendants pour me sauver.


Par mezzaLunaSainte-Simone
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Vendredi 11 juillet 2008
*toc toc TOC*
 *dring driiiiiiiiing DRING*
Allez hop ! A la rue mamzelle !
Bulletin express - Edition spéciale.
Redigé en morse et signaux de fumée.
Excusez du Peuh !
Wam
.
(A la rue.)
(ou presque...)
Par mezzaLunaSainte-Simone
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Mardi 8 juillet 2008







J'étais en colère contre mon ami
Je lui dis mon courroux, mon courroux s'eteignit
J'étais en colère contre mon ennemi
Je lui tus mon courroux, mon courroux grandit


Traduction approximative des 1ers vers de
L'Arbre Empoisonné (
A Poison Tree)
de William Blake
choppé en rejouant à
Blade Runner
après avoir rematté LE Film
de l'époque ou Ridley
en faisait encore de bons.

Nexus-7 moi beaucoup.
Par mezzaLunaSainte-Simone
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