Dimanche 22 juin 2008
Message d'outre-tombe de 'Mzelle Haïde'.



Consternant.
Et ça l'amuse...
Elle peut faire la fière, elle chouine plus que Moi -sa 'meilleure amie' ? nan mais cette fille est folle - qui doit trimer pour payer ses consos.
Et Moi ?
Moi, je suis une putain de Sainte.
Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : DeProfundis - Recommander
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Samedi 21 juin 2008

Elle communique avec moi. Bonne idée, s'est-elle dit.
Le répondeur clignote encore.
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#1
4 minutes de ballade folk espagnole - Guitare/Flute et Chants.

#2 (voix étrange et trainante. Racoleuse et fanfaronne)
Bonjour Future Toi. Future Moi. Alors ce qui s'est passé ce soir : t'étais triste petite idiote. Concrètement, t'as rencontré les Latinos en allant à la teuf de St-Eustache. T'avais le cul en mini alors tu t'étais déjà fait levé tout le chemin mais avec eux en plus c'est toujours banco. T'en as pris pour ton compte pour ta Vanitas. Wilson a encore essayé de. Waïki t'as offert une trace et mis la main au paquet. Et Luis t'as fait le plan grands cils des Salvadoriens. Là, tu dois retrouver François devant l'église... C'est ta 3éme pinte d'Hollandaise ET une téquila /


Thx à
Yoann, le pote de Jérem

#3 (même jeu, en plus condescendante)
Pfff Bon alors laisse-moi te dire que François est relou. Il te fait à toi le coup de la provoc' et ca te saoule grave son avis sur la Turquie et le foot. En même temps, tu l'as bien mérité avec tes gniahgniah (sic). Il dit que t'es une lâcheuse. La vérité c'est que c'est sans doute encore trop loin de la réalité puisque tu lâches tout pour une lubie ou un Thomas, pour Roma(i)n surtout et tu répands ta mauvaise humeur parce qu'il te manque et que t'es triste soit disant, pauv'conne, sauf que tu préfères le manque à l'ennui, que tu le cultives le manque, que Rousseau ! Tu te rappelles Rousseau ? Vivre et désirer et le désir c'est l'attente, c'est le vouloir-saisir qui disait l'autre ! Désire ! Désire ! Oh pis tu m'emmerdes /

#4 (toujours cette voix étrange. "gniahgniah" traduction : jérémiades)
Tu t'es enfuie avec Igor et l'heure est passée trop vite. Et ça t'as mis ensuite dans une humeur crasse. Une humeur crasse. Ensuite t'es allée zoner aux Arts et t'as rétrouvé l'autre jumeau Salvadorien. Paso doble avec Luis et Roberto. Donc t'as dit non. Enfin plus ou moins. T'as réussi par on ne sait quel miracle à retrouver l'arrêt de bus de merde où des mecs ont mis beaucoup trop d'after-shave mais t'as quand même très très faim. T'aimerais bien manger des oeufs. Il y a une affreuse odeur d'after-shave. TU T'EN SOUVIENDRAS DE CA DEMAIN ESPECE DE CONNASSE ?! /

#5 (même jeu, feulements parfois inaudibles)
Ce que je voulais te dire surtout c'est que ... mmhhh ... t'as mis ta capuche et ... tu sais pas ou il est ... tu voudrais le voir demain ... tradition tu comprends ? AH T'AS MIS UNE CLAQUE à ce m... sale con ...
et la fille s'est mis à chialer et ... voulaient jouer les hérOS ? NAN mais JE ME débrouille toute seule ! ... Ah ... Mhh /

Je suis perplexe. C'est à la fois effrayant et affligeant.
Vif et vague souvenir de rixe dans le Noctambus (beaucoup plus dangereux que le Stop-Bourrée à mon humble avis, il y règne la même absence de règles que dans la rue comme m'a dit Kacahouet ce matin). Les souvenirs d'une Autre.
Mzelle
Haïde a joué à Charriage avec un wèche poète
-Eh
Miss, j'te connais... Dans le dico, en dessous du mot 'canon' -
Elle l'a castré à coup de langue, puis à coup de claques et elle crachait encore très fort par la fenêtre quand il est descendu avec son crew.
Une fille lui a dit en pleurant que c'était une victime et
Haïde s'est retenue de pas lui en mettre une à elle aussi.

Je l'envie,
elle ne rougit de rien, ne trouve pas de mite alimentaire dans ses figues sèches -ou elle n'en aurait rien à fichtre- et ne se fait jamais réveiller par 'Magalie du service recouvrement'.

Je file,
elle a soif.
Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : DeProfundis - Recommander
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Jeudi 19 juin 2008





  Pablo
  sur le
  Pont
 Des
  Arts







L'été qui arrive, comme tous les 25 derniers déjà passé composé.
Pèlerinage de fin de printemps : rive gauche.
Je sème et récolte les fruits de mémoires ici.

Ce soir liquide ou j'étais venue l'y chercher sous les pierres.
Gros bouillon. Ca vrombissait. L'eau qui monte de la Seine vers les cieux. S'elevant, rampant, grimpant les pierres éponges au milieu de nulle part comme font les araignées, mais vers le ciel.
Et les 80 % d'eau de mon corps n'échappaient pas à ce miracle.
Gonflée d'eau, les jambes alourdies par la pluie tiède, je fusionnais, condensais, vaporisais
, je partais en gros bouillon.

Beaucoup d'autres soirs me reviennent et je reste là, seule. Seule et j'apprécie. D'être là, seule, à apprécier ces autres soirs là.
J'y pense en souriant, un peu, beaucoup, sans passions, c'est ma petite folie.

Et puis j'en bois une 3ème. Et le soleil se couche déjà. Et je cède à qui vient me chercher. Alors je fume et je bois. Avec des cigales que je connais pas.
Un débat -d'ivrognes- pour savoir qui touche le mieux de la gratte de
Vai le Zappatiste ou de Morello le Rageugainiste m'échauffe.
Nonon, je voudrais mais j'peux pas, enfin j'pourrais mais j'veux pas.
J'veux rester avec les cigales que je connais pas, au
vent Des Arts et Des Almandiers, à fumer des joints et boire de la bière, comprenez c'est djà l'été et l'été par définition n'est plus alors j'veux en profiter de l'été...J'veux...Qu'est ce qu'on entend là ?

Ce matin, ma petit-bateau aux chevilles et Le tiroir ouvert, je vois mon répondeur qui clignote :
Coucou future Toi !  C'est ton Toi passé qui te parle et ELLE EST TROP MALIGNE ! Plus maligne tu meurs AH AH tumeur, t'as compris ?!
Ecoute plutôt.
Suivent 10 minutes de Cornemuse en live.

Je m'entends rire.
Je m'entends danser la gigue aux Arts.
Je m'entends grogner que mais nan j'ai pas laissé que le cul,
que si elle veut fumer ta pétasse, t'as qu'à rouler encore
et il en reste du vin ?
avec une voix qui roucoule enchainant sur
eh si t'en en roule un autre, fais tourner petite crevure,
et très vite
eh ! Machin, tu danses ?

Malgré l'état dans lequel j'étais, j'ai réussi à parler de Huysman à un quidam dans le N14, ne pas faire 3 fois le tour de la ligne en m'endormant à 2 stations de chez moi comme chaque fois que je lève pas le pouce, à envoyer chier (au moins) 3 relous et me taper une branlette devant 
Les medias et les illusions nécessaires.

Mon moi passé est trop modeste, je suis une vaillante et mon miroir m'a dit tout à l'heure qu'en plus de ça, pour l'heure, j'étais plutôt sexy.
La vie est belle, chic et pas chère
.
Et aux persiffleurs, ben je leur chie au nez.

Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : HumeurS et CrachatS - Recommander
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Mercredi 18 juin 2008
De retour de "l'inqualifiable contrée ardennaise" ou j'ai marié ma mère.
So what ?
Pour le moment, je préfère laisser la vedette à Alain, le tueur du dance floor sur les mix du grand D.JJackEeX :


Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : Tout le monde s'en fouT - Recommander
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Lundi 9 juin 2008
Mise en bouche avec

TranSylvania, de Tony Gatlif (2006)



&

Head-On, de Fatih Akin (2004)


en résistance. Birol, c'est l'incarnation sexy du looser alcoolo punk de l'est.
En v.o, il parle allemand et quitte à me faire tondre, c'est une langue qui me fait palpiter (un point Godwin pour qui voudra).

Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : CinéCleuB - Recommander
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Dimanche 8 juin 2008
Alors que je faisais le plus discrètement possible compliment de sa belle chemise à col slave, Roma(i)n l'a fait. Il fait ce truc, ce truc insupportable. Il avance la mâchoire, lève un sourcil rogue et d'une voix narquoise et rêche vole vos paroles, les réarticule distinctement en roulant des yeux.
Puis il a
ajouté, toujours en ricanant avec un ton emprumté lourd de sous-entendus :
C'est quoi, franchement, cette obsession pour le blanc virginal...
(sans , ? ' - le ton ne laissait aucun
doute sur l'oratoire de la question)

Une vieille
amie d'un pote lui donnait de bons conseils -que devait connaître mon Megastore préféré :

The best way to seduce someone is by making yourself unavailable. You just have to be busy all the time and they'll be craving to see you. Then you don't fuck them for the first five dates. Let them get closer and closer but definitely don't fuck them. Be disinterested Not too disinterested, they'll think they're barking up the wrong tree. But it's always good to play hard to get. Good perfume is really important too. Everyone is a sucker for garter belts. You wear a dress and stockings and garter belts. You don't let him have you, but at some point you have to make him see that you have a garter belt on. No underpants is also a big turn-on. Sucking on your finger every once in a while doesn't hurt, like in the middle of dinner. Telling jokes is good. And on every date you have to say one really disarming thing.

A chaque gibier son appeau.
A branleur-branleuse et demi, pour passer le temps, je lui envoie des mails anonymes à caractère
X ou Y ou Z ou ...
Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : Tout le monde s'en fouT - Recommander
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Vendredi 6 juin 2008
Il est des sujets dont l'humeur chaude et mobile, en vibrant accord avec toutes les sollicitations de l'ambiance,
passe aisément de la gaieté à la tristesse et de la douleur à la joie,
ce sont les cyclothymes.

(Delay, Psychol. méd.)


Je pense
ergo je jabote.
Pour la rime cachée appelons sobrement ce qui suit
nouvelle tranche de vie.


Cartes à jouer,
La Grivoise.


Voyageuse sédentaire, locale-trotter des à-côtés,
j'aime circumnavoguer à Paris.
Pas besoin d'avion pour planer.
Ce qui me plait dans le trip, c'est les rencontres.
Ce qui me plait dans les rencontres, c'est l'exclusivité.


Mon périple n'avait pas exactement bien commencé.
Vérité essentielle sans cesse réexplorée : ne s'attendre à rien
pour jamais n'être déçue et quelques fois agréablement surprise.
En quête d'animaux mythologiques,
j'étais aller muser au pot de la revue
Chimère.

J'en ai trouvé plusieurs, dont celles que j'étais venue chercher.
Manque de pot, l'un était pas dispo
et l'autre qui l'est jamais m'a embarqué pour son spot
trop in
où je me serais bien fait sauter le caisson
sans les histoires mortelles incontinents-s'abstenir de la demoiselle
Caroline.
Que ces contrées sont sinistres quand on a pas picole !
C'est plein de Lerdeux (des-qu'essaient-d'avoir-l'air-de) en plein show.
J'ai rien contre le surlooking si c'est un jeu où on se déguise,
contre l'illusoire qui ne se fait pas d'illusions
ou la superficialité qu'aurait comme qui dirait du fond.
Juste que comme à la Comédia, si le costume permet de reconnaître le personnage, il fait pas le numéro.
J'ai bien regardé
la clinquante inconsistance des fats  présents et j'ai pas vu le bout d'une ombre d'autodérision dans ce spectacle-célébration.
Pis c'est d'un pathétique, ces regards faméliques de reconnaissance.
Vraiment, les Lerdeux, lâchez l'affaire.
On se sabote toujours à vouloir être plus cool que les cools.

Baste !

Vite, je dérive de ce bad trip avant l'attaque de lesbienne vindicative.
« Réduite à aller chez Chictype, ça va si mal que ça ? »
Ca, c'est
Igor qui se moque.
Igor a tord et je regrette pas.
Les abords de chez
François sont plus dans l'idée de ce que je me fais d'une chire entre amis.
C'est safe, le vin qui coule est gratuit, on t'écoute quand tu parles, on rit quand tu blagues, tu rends la courtoisie et t'es plutôt aimable quand t'as rien à prouver à des bobineux ou des amis d'ami qui te toisent en attendant que tu prouves que t'es fréquentable.
Et puis le Bien-Nommé a une épaule et j'ai l'humeur un brin grisâtre.
Confortable et disponible l'épaule.
Si j'y pose un peu l'humeur, je le mets pas dans l'embarras.
Il sent bon pas l'homme, un parfum de propre propre au câlin.
A travers la chemise, c'est tiède, ni chaud ni froid c'est rassurant.
C'est un bras qui enlace sans se faire serpent et au bout une main qu'on peut laisser sur sa cuisse sans contracter la jambe.

Mon baromètre remonte à leur fréquentation,
c'est important ces eclaircies pour tenir le coup
entre deux en 2-2 one-shot bestiaux
et 3-4 moments volés à Qui joue avec moi comme avec un jeune chiot (sic).
Je suis juste à point pour une rencontre de fortune
au coin du bief Saint-Martin avec un certain K.
Pour rutiler un soleil encore timide, j'ai trouvé un ancien
légionnaire.
Et sans dec, il était jeune, il était beau.
Et il sortait de prison.
M'a montré en guise de présentation sa carte de conditionnelle, je pouvais que lui faire confiance.
Nous voilà donc partis en goguette avec option ravitaillement boisson pour nous raconter nos cicatrices, nos vadrouilles et nos histoires de vieux combattants, les plus terribles soit de nos amours évidemment.
T'es ben jolie, Ninoun, je sais pas pourquoi je suis pas plus vexé, c'est pourtant pas souvent qu'on me repousse...
Je veux bien croire ses grands yeux verts et je dois bien avouer que je l'aurais eu mauvaise s'il avait rien tenté.
L'est si touchant que j'en
rougis quand il s'excuse d'un baiser volé entre les trois fossettes de mes reins, d'une caresse douce du doigt au pavillon de ma porte à sons qui me laissent entendre dans le noir son souffle inquiet, de sa pudeur qui respecte la mienne et la fantaisie qui m'a pris de dire non.
C'est aussi que je pouvais pas coucher pour me laisser aller à des trucs d'amoureux dont je suis frustrée même si j'assume pas.

Ca requinque quand un vrai dur vous fond dans les mains comme beurre au soleil.
La Luna a besoin de
soleil pour briller et il brille quand elle se sent belle.
Elle ôte son
assassine, ne regarde que toi, t'offre limpidité et sourires en clochettes, pendant quelques instants courtoisement l'illusion d'être amoureuse de toi.

Je profite sans profit, c'est pas du vol, c'est de la symbiose.
Alors pas un mot.
Mes caprices passent au cap, au large c'est beau fixe.
Pas un mot.
Je bronze.

Légionnaire, Tony Speirs

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Jeudi 5 juin 2008

ouille...hématomes et gueule de 'bo_ah'



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Mercredi 4 juin 2008

RATM Bullet In Your Head
THX Sacripan

Tain' !! Elles sont où mes DOCs bodel !?!
Comment je pogotte soirceuh ?
'Bullet in my Head'
without my
Punk's
shoes
...
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Dimanche 1 juin 2008
Ou l'on apprend qu'une seule Sainte suffit pour vicier une andouille.


Cavaler seule dans un monde au carré, c'est lourd.
Grosse pression.
Démonstration de dispositions/indispositions à la disponibilité.
A minima caresses à mes capiteux péchés.


Avarice et Paresse_
Ai offert à un paumé mon épaule de fillette et ma compassion nue.
Compulsion téléphonique. Salacités. Malentendu.
Rayer mentions inutiles ; briguait de la fillette nue.
J'y dis, sans dec, c'est le kiff de faire seule ce qu'il est d'usage de préférer à deux.
Grave cagne, je laisse les cosses pour la satisfaction de mes besoins vitaux.
Manger, goguer, baiser, seule seulement librement je veux vivre, jouir, respirer.
Se partager, ce devrait être de l'altruisme.
Le crime, déposséder l'autre à n'offrir que ses manques et son soi mutilés.
Pour aimer un peu, faut s'entraîner longtemps toute seule.
Voila déjà une avance pour l'orgueil.

Colère et Envie_
Des amant(e)s, des ami(e)s, de tout je suis jalouse.
D'orgueil encore, j'orage.
Tout, je me l'approprie, sans vouloir le posséder.
Les compliments, je ne sais ni les faire, ni les accepter. Un mot, un geste équivoque m'épouvante. Alors je taille.
J'assume pas qu'on me regarde au-dedans,
par-dessus mon épaule, je trouve ça offensant.
Intolérable la compagnie des hermaphrodites reconstitués,
espèce étrange qui doit vivre dans une Arche de Noé.
L'illégitimité vous bâillonne, fait d'une fête
un spectacle à regarder passivement
sauf pour flirter avec les autres inactants.
Et si je veux pas, hein ?
Si je veux pas ?
Si j'ai pas envie de flirter,
que je veux juste discuter avec celui-ci ou celle-là
sans demander la permission au proprio ?

Luxure et Gourmandise_
Désertion des moments arrachés à l'ennui,
ségrégue de ceux qui vont par deux,
laissée en charpie aux morsures des sauvages encore sur le marché.
Alors boire. Démesurément boire.
Comme une oie au foie gavé fuir comme haro.
Pause aux cuisines du resto.
Tape dans le frigo et cherche l'isolation.
La chambre froide, il fait frais.
Tape sur l'épaule,
ce charnier est pluriellement populeux.
Ca m'avait repéré quelques heures plus tôt, ça m'a suivi.
Mon gibier sauce au vin tout cuit au milieu de la viande pendue sur des crochets excite le
civilisé carnivore.
Toute cette barbaque morte, cette chair vivante, ces charognes sur leur erse, le charnel qui exulte, c'est étrange.
Après la boucherie, je l'ai laissé là avec les autres bêtes,
suis sortie fumer ma viande.
10 minutes plus tard, ma dentelle à la main,
j'ai compris que je l'avais
encore fait.


Et l'orgueil ?
Pour le coup, mieux vaut un peu l'oublier.

Par mezzaLunaSainte-Simone - Publié dans : (Auto-)Portraits - Recommander
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On est où, là ?

Quel jour on est ?

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